Y a-t-il encore un intérêt à photographier? Quelques réflexions et balbutiements égarés au sujet des nouvelles perspectives photographiques. Mais pas seulement.
mercredi 6 novembre 2013
lundi 23 septembre 2013
Nous vous invitons à un petit apéritif et une présentation de nos différents travaux photographiques.
L'occasion de vous faire découvrir notre atelier et de partager un bon moment entre amis de la photographie.
Nous vous attendons nombreux et nous nous réjouissons de votre visite.
Merci, dans la mesure du possible, de confirmer votre présence
http://doodle.com/
Toutes les infos en attaché
Hallo zusammen!
Wir laden euch
herzlich zum einem Aperitif in unserem Atelier ein. Wir wollen euch
unser Atelier zeigen und uns als Fotografinnen und Fotografen mit
unseren Arbeiten vorstellen. Eine gute Gelegenheit, unser Atelier zu
entdecken und einen schönen Moment mit Freunden und der Fotografie zu
verbringen.
Wir freuen uns, euch in unserem
Atelier begrüssen zu können und bitten aus organisatorischen Gründen um
Anmeldung über das Doodle.
Mit leben Grüssen
jeudi 18 juillet 2013
La dimension temporelle malmenée par la photographie
Les procédés digitaux et les médias sociaux ont bouleversé notre perception du temps. L'instant de la prise de vue se superpose quasiment à l'instant de présentation de l'image. On déclenche et on balance sur le net à la vue de tous, d'un glissement de pouce. Des internautes consentants sont alors ensevelis sous une masse d'images et ne savent plus ce qu'ils ingurgitent. Un fatras de clichés, bardés de filtre instagram, des images en veux-tu en voilà, un flux continu qui ne cesse de grossir et dont le débit impressionnant augmente à mesure que la technique le lui permet.
On jette ses images en pâture, comme on lancerait de la pâté à des loups affamés, en espérant qu'ils soient rassasiés pour un moment.
Mais les loups (dont je fais partie) n'en n'ont jamais assez et nous nous épuisons à reproduire nos instants, gavant inlassablement les dévoreurs d'images.
Ainsi, le flux s'écoule ne débordant jamais et les photos s'en vont, on ne sait où. Certainement pas dans notre mémoire, qui elle, sature (je parle pour moi).
Si beaucoup d'informations ne construisent pas une culture, beaucoup de photographies ne créent pas forcément une mémoire.
Et c'est là que nous ne savons plus vraiment ce qu'est un souvenir. Avec de la chance certaines photos sont imprimées sur papier glacé, un album sans valeur émotive que l'on crée aussi vite que le web le permet. Pour les autres, elles seront oubliées au fond d'un serveur du Texas. A force de reproduire nos instants, ils deviennent trop nombreux, ne peuvent se figer et sont finalement emportés par la masses des autres.Au final il ne reste rien, et nous avons perdu notre temps. Nous n'avons pas vécu l'instant présent, trop occuper à le photographier et à le rendre visible pour d'autres, et nous n'en gardons même pas une trace, histoire de se rappeler ce que nous avons "mal" (peu intensément) vécu.
Je vous le dis, paf! De but en blanc! Nous avons grand besoin d'inertie! Ainsi nous pourrons réintégrer l'instant d'oubli avant la souvenance.
Ou bien?
Les procédés digitaux et les médias sociaux ont bouleversé notre perception du temps. L'instant de la prise de vue se superpose quasiment à l'instant de présentation de l'image. On déclenche et on balance sur le net à la vue de tous, d'un glissement de pouce. Des internautes consentants sont alors ensevelis sous une masse d'images et ne savent plus ce qu'ils ingurgitent. Un fatras de clichés, bardés de filtre instagram, des images en veux-tu en voilà, un flux continu qui ne cesse de grossir et dont le débit impressionnant augmente à mesure que la technique le lui permet.
On jette ses images en pâture, comme on lancerait de la pâté à des loups affamés, en espérant qu'ils soient rassasiés pour un moment.
Mais les loups (dont je fais partie) n'en n'ont jamais assez et nous nous épuisons à reproduire nos instants, gavant inlassablement les dévoreurs d'images.
Ainsi, le flux s'écoule ne débordant jamais et les photos s'en vont, on ne sait où. Certainement pas dans notre mémoire, qui elle, sature (je parle pour moi).
Si beaucoup d'informations ne construisent pas une culture, beaucoup de photographies ne créent pas forcément une mémoire.
Et c'est là que nous ne savons plus vraiment ce qu'est un souvenir. Avec de la chance certaines photos sont imprimées sur papier glacé, un album sans valeur émotive que l'on crée aussi vite que le web le permet. Pour les autres, elles seront oubliées au fond d'un serveur du Texas. A force de reproduire nos instants, ils deviennent trop nombreux, ne peuvent se figer et sont finalement emportés par la masses des autres.Au final il ne reste rien, et nous avons perdu notre temps. Nous n'avons pas vécu l'instant présent, trop occuper à le photographier et à le rendre visible pour d'autres, et nous n'en gardons même pas une trace, histoire de se rappeler ce que nous avons "mal" (peu intensément) vécu.
Je vous le dis, paf! De but en blanc! Nous avons grand besoin d'inertie! Ainsi nous pourrons réintégrer l'instant d'oubli avant la souvenance.
Ou bien?
mercredi 15 mai 2013
Avec Primula Bosshard je vous parlerai de Lisette Model, William Klein, Saul Leiter et bien d'autres jeudi 16 mai à 18h30 au musée d'art et d'histoire de Fribourg MAHF. En français et en allemand, n'hésitez pas à venir nombreux. Nous évoquerons un peu de technique (mais pas trop ;-) d'émotions, de cadrage et de notre propre vision de photographes face à cette exposition. La photo de rue est-elle encore un sujet possible aujourd'hui? Les smartphones font-il de nous tous des photographes de rue? Discutons-en ensemble
A bientôt!
A bientôt!
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